Ce film que vous devriez prendre le temps de regarder est intéressant pour de multiples raisons :
- Il parle des débuts d’une pratique sportive
- Il aborde les problèmes rencontrés par les initiateurs de cette pratique
- On y voit une communauté s’organiser
- Il s’agit de la forêt et d’un nouvel « usage ».
- On y comprend les limites des réseaux sociaux
L’évolution du VTT a donné naissance à de nombreuses manières de pratiquer. L’enduro, inspiré de ce qui se faisait en moto, est aujourd’hui très « tendance » et les Canadiens ont toujours été réputés pour ces modules en bois fabriqués en pleine forêt. Il faut comprendre que le VTT était le produit d’une autre vision du vélo, inspiré de la moto offroad, et que ce que cherchaient les passionnés était le jeu avec le terrain. Pas le pédalage comme une religion.
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Ce que nous apprennent ces images, c’est que même chez les Canadiens rien n’a été évident.
Il existe toujours une opposition de fait à ce qui est nouveau, on appelle ça le conservatisme, on le constate en sport aussi. Les stations de sports d’hiver étaient, au début, hostiles au monoski et au snowboard. Elles ont compris plus tard qu’il y avait des « clients » derrière ce qu’elles ne percevaient que comme une « marge ». C’est la même chose en vélo aujourd’hui.
Cet exemple nous montre aussi que sur le terrain, une communauté de pratiquants a tout intérêt et doit même se regrouper pour défendre sa position, se faire entendre et si possible comprendre. En ce qui concerne le vélo tout-terrain, les enjeux de protection de la nature devront être pris en compte par les pratiquants, mais ils devront aussi défendre leur passion, leur identité, peut-être démontrer qu’eux aussi peuvent avoir un rôle utile dans l’entretien des espaces, mettre quelque part, la main à la pâte, ne pas être que des « usagers », mais des gens qui participent également. Les marques devront s’impliquer, ne pas se contenter de vendre.
Le dernier point intéressant, et non des moindres, dans ce film, concerne les réseaux sociaux. Effectivement, l’utilisation d’applications comme Strava pose un réel dilemme. L’outil est utile pour visualiser son parcours, en trouver d’autres, mesurer certains paramètres. Mais ce partage a accéléré et multiplié le trafic dans les endroits les plus recherchés. Causant parfois des problèmes de saturation ou d’interdiction. La question commence aussi à être soulevée en surf. Dans un lointain passé existait une forme d’omerta sur les bons spots. Ça n’avait rien à voir avec un localisme bas du front, disons que c’était une sorte de discrétion. Il va falloir sans doute réapprendre la discrétion, ce sera sans doute source de conflit.
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