Descendre le vent, quoi de plus naturel finalement.
C’est en kitesurf que le downwind s’est démocratisé en premier. Le kite « offrait » cette possibilités supplémentaire, descendre le vent était plus agréable qu’abattre beaucoup en windsurf. Les pionniers ont commencé par descendre d’une baie à une autre, les écoles en ont organisé dès les années 2010 et le font toujours à Dakhla, au Brésil et ailleurs. Il suffit d’avoir un bon niveau pour y prétendre et que l’organisateur fournisse la logistique adaptée, pour le trajet retour évidemment mais également sur le plan de la sécurité.
En 2016, Kaï Lenny se lance sur le Maliko run, un parcours orienté N/E d’une dizaine de miles sur la côte nord de l’île de Maui/Hawaii. Un pur downwind justement. Lenny met en foil sous son stand up paddle et surfe la houle, il n’est pas le premier, mais sa vidéo fait le tour du monde. Foil et downwind vont se conjuguer. C’est une vraie révolution.
L’inversion des valeurs donne d’ailleurs à réfléchir. Pendant très longtemps, faire du cap, c’est à dire remonter en vent, était une figure imposée en voile, synonyme de maîtrise technique et d’excellence aussi bien du coté du matériel que du marin. Mais les temps changent et les philosophies de pratique aussi. On ne lutte plus contre le vent ou la houle, on suit la direction de leur énergie, on se glisse dans leur phase, l’émotionnel prend le pas sur le technique. On voyage pour trouver le bon segment.
Les marques dessinent de nouveaux possibles comme elles l’on toujours fait. En développant du matériel adapté, en imaginant des scénarios qui nous inspirent. Les bretons d’AFS, marque présente dès le début du développement du foil, nous emmènent en Écosse pour un trip downwind stand up paddle foil et wing. La version en ligne ici est le teaser, la version longue est là.
Le downwind s’impose petit à petit non pas comme une « discipline » à part entière mais comme une philosophie nouvelle. Et ça change tout.
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