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N’abandonnons plus le sport aux techniciens

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Codezero n’est pas une agence comme une autre. Notre particularité est de mener une veille permanente doublée d’une réflexion de fond sur le sens du sport, son rôle. Nous pensons qu’on ne peut pas imaginer ce que sera le sport de demain sans observer les évolutions sociétales d’aujourd’hui. Le monde change, la société évolue, le sport se métamorphose en conséquence. La vague des sports « alternatifs » ou « libres » des années 70/80 était le résultat d’une aspiration à plus de liberté, d’un désir de s’affranchir de la « discipline » au profit de l’autonomie et de l’expérience personnelle. Elle a changé durablement la vision d’une partie du sport et les pratiques.

D’autres mouvements sont en cours de nos jours. Le sport était lié au progrès, à l’idée d’aller toujours plus loin, à la modernité, à la vitesse, autant de valeurs présentées comme évidentes, mais qui vacillent aujourd’hui parce que notre rapport dominant au monde a mis notre planète en péril. Associer corps, esprit, ressenti et émotions n’est pas nouveau, mais devient plus acceptable. La recherche de l’équilibre personnel, l’exercice de soi, passe par autre chose que la performance, le plus fort, plus haut, plus loin. Champion du monde mais de quel monde ? interrogeait Morgan Bourchis, titré en apnée. Intellectualiser le sport est mal vu ou mal interprété puisqu’on oppose la tête et les jambes, le raccourci est si facile. Pourtant, nombreux sont ceux qui pensent aujourd’hui que le corps rend service à l’esprit, que le corps participe au développement de l’individu, et qu’il nous enrichit à de nombreux niveaux.

Le haut niveau n’est pas l’alpha et l’oméga du sport.

L’obsession du haut niveau dicté par une politique visant à aboutir à un nombre de médailles acceptables aux Jeux olympiques montre aujourd’hui ses limites, tout comme le concept de sport santé très moralisateur aura des effets délétères. Associer sport et développement personnel est un levier supplémentaire qu’il faut activer.

L’idée n’est cependant pas de rejeter le haut niveau en bloc, nous le répétons souvent mais d’arrêter d’en faire la colonne vertébrale de la vision sportive. De ne pas écouter que les entraineurs et les techniciens, mais un peu plus les penseurs, les essayistes, les philosophes. Il y a autre chose à transmettre et à enseigner que le score, le millimètre ou la milliseconde. Considérer que le corps nourrit l’esprit et la pensée. Ne pas avoir peur ou honte de cette perspective sous prétexte qu’elle ferait « intello ». Etre sportif n’est pas s’avouer d’emblée limité à son geste ou à son muscle. Voici quelques exemples, qui nous marquent et nous influencent. Ce ne sont pas les seuls. D’autres personnages du champ sportif ont élargi l’horizon sportif en faisant que le vécu accompagne ou dépasse la « réalisation ». Bernard Moitessier pour la voile, Walter Bonatti pour la montagne ou plus près de nous Lionel Daudet, Olivier Haralambon pour le cyclisme.

Changeons le discours dominant, car cette approche ouvre des perspectives considérables dans la transmission du sport, son apprentissage, son rôle social notamment.

Quelques exemples de discours divergents


« J’aime le sport de petit niveau ». Tel est le titre du dernier livre de Boris Cyrulnik. Dans le sport c’est le règlement qui freine et non le sujet lui-même. L’empathie est plus morale que le sport. J’aime le sport de petit niveau parce qu’il socialise, il moralise, il produit une relation humaine et fait naître une épopée. » Entretien conduit par François L’Yvonnet, philosophe.

« Que fait le sport à l’esprit ? Le sport est-il un exercice spirituel ?« . Les deux philosophes, Denis Moreau, coureur, et Pascal Taranto, haltérophile, parlent de l’intérêt philosophique de la notion de sport. Qu’est-ce que le sport peut nous apprendre des rapports entre le corps et l’esprit ? L’effort, l’endurance, les exercices répétés ne sont-ils pas des dénominateurs communs au sport comme à la philosophie ? Et quel est alors le lien entre le sage et le sportif ?

Guillaume Martin, cycliste et philosophe, titre d’une émission sur France Culture. Initié à la réflexion philosophique par la lecture d’Alain et de Nietzsche, Guillaume Martin est cycliste professionnel (12 ème du Tour de France 2019) et aussi l’auteur d’ouvrages dans lesquels il tente de rendre la philosophie accessible à tous, remettant en question, à la suite de Platon, la séparation corps-esprit.

La psychologie cognitive nous dit qu’on peut apprendre avec son corps, (magazine Cerveaux et Psycho, septembre 2019) que nos gestes peuvent nous aider à assimiler les concepts. Remy Versace avance que notre corps détermine notre rapport au monde et parle de cognition incarnée. D’ailleurs, Boris Cyrulnik encore affirme « en enfant qui fait du sport sculpte son cerveau.  (vidéo ci-dessous)

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